Alicia de Granby

Un article de la La Mémoire du Québec (2022).

  • Infanticide :

Le 24 janvier 2012, le Tribunal de la Jeunesse de Granby confie à sa grand-mère la garde d'Alicia, une enfant de Granby qui serait maltraitée par la nouvelle conjointe de son père.
En appel, la belle-mère insiste sur le fait que le juge n'a pas considéré adéquatement la «gravité» du comportement de la fillette.
Pour la Direction de la protection de la Jeunesse - DPJ, quant à l'attitude de la belle-mère à l'endroit de la petite Alicia ; il s'était agi de faits réels qui avaient conduit à l'accusation contre la belle-mère.
Le 29 avril 2017, une fillette âgée de 7 ans, appelée fictivement Alicia, est trouvée inconsciente à Granby ; le corps de l'enfant présentait des blessures.
On diagnostique une mort neurologique.
La mère biologique d'Alicia avait 17 ans au moment où elle avait accouché de sa fille.
La belle-mère âgée de 35 ans de la fillette, est accusée de meurtre non prémédité de voies de fait graves et de séquestration ; elle nie sa culpabilité, alors que le père, âgé de 30 ans, est accusé de négligence criminelle, séquestration et abandon d'enfant et omission de fournir les choses nécessaires à la vie.
La fillette a été, dès lors, considérée comme une enfant martyre et son sort a rappelé celui d'Aurore Gagnon décédée en 1920.
Le 2 mai 2017, Le Journal de Montréal rapporte qu'Alicia, qui avait été trouvée inconsciente chez ses parents le 29 avril 2017, était morte à l'hôpital.
En mai 2018, la Direction de la protection de la jeunesse-DPJ avait recommandé que la garde complète de l'enfant et de son frère soit confiée à leur père et à sa nouvelle conjointe ; un juge de la Chambre de la Jeunesse avait considéré que c'était la solution la moins dommageable tout en soulignant que les parents avaient besoin d'être outillés pour intervenir auprès de l'enfant.
La petite Alicia aurait été violentée par la nouvelle conjointe de son père qui l'aurait projetée au sol puis l'aurait tiré par les cheveux lors d'une dispute avec le père ; le couple aurait alors été en état d'ébriété ; la petite victime se serait rendue chez un dépanneur pour demander du secours et appeler la police (qu'a fait la police ???).
Le 30 juin 2018, Un paramédic trouve la petite Alicia inconsciente et dans un état critique (arrêt cardio-respiratoire) immobilisée et bâillonnée avec du ruban adhésif dans la résidence familiale de Granby.
Alicia est transportée à l'hôpital de Granby où elle décède dans les bras de sa mère biologique sans avoir repris conscience. Le couple, qui avait la garde de la flllette, est arrêté par la Sûreté du Québec-SQ, puis inculpé de séquestration ; le père, âgé de 30 ans, et la belle-mère âgée de 35 ans sont aussi accusés de voies de fait graves ; mais, à la suite du décès de l'enfant, ces accusations sont transformées en accusations de meurtre.
Le pathologiste de l'hôpital avait déclaré que la cause du décès était «mort par suffocation». (Le Devoir du 11 janvier 2022, page A4).
Accusée de voies de fait graves, la belle-mère s'était reconnue coupable de meurtre non-prémédité, mais avait obtenu une absolution conditionnelle.
Le 21 juin 2019, pour n'avoir pas su protéger cette enfant, Alain Trudel, le directeur de la protection de la Jeunesse de l'Estrie se défend en disant que «Ça prend des faits qui sont imminents et réels, et non une perception pour retirer un enfant de son milieu ; il faut aussi penser aux conséquences en pesant le pour et le contre lorsqu'on retire un enfant de sa famille.»
Meurtre de la fillette de Granby :
Deux ans et demi après sa condamnation pour le meurtre de sa belle-fille, la belle-mère de la fillette de Granby n'a pas dit son dernier mot. Dans l'espoir d'obtenir un nouveau procès, l'accusée de meurtre déplore dans son mémoire d'appel plusieurs erreurs commises, selon elle, par les juges, et la fouille abusive de son téléphone à des textos « incendiaires » déposés en preuve.
La belle-mère joue son va-tout en appel ; dans un mémoire d'appel, elle réclame la tenue d'un nouveau procès pour huit motifs distincts.
Le juge Huot aurait conclu avant le procès que l'enquêteur n'aurait pas dû procéder ainsi, car il n'y avait « aucune urgence ». En fait, l'enquêteur a fouillé le cellulaire de la femme avant d'obtenir une autorisation judiciaire. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) « déclare que les juges n'ont commis aucune erreur.»
En fait, l'enquêteur a fouillé le cellulaire de la femme avant d'obtenir une autorisation judiciaire. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) réplique que les juges n'ont commis aucune erreur. «Même s'il y avait violation des droits de l'accusée, le juge a estimé que l'intrusion étatique était « minimale », puisque le policier avait « documenté ses démarches ».
Le 5 septembre 2019, en vertu du principe de la présomption d'innocence, le père de la fillette décédée à Granby est remis en liberté sous un cautionnement de 500 $ ; il devra cependant demeurer dans un endroit, dont l'emplacement est gardé confidentiel, et respecter un couvre-feu entre 20 h. et 7 h. Il lui est, de plus, interdit de se trouver dans le district de Granby, sauf dans le cadre de son travail, des procédures judiciaires ou des rencontres avec son avocat ; il n'a pas le droit de détenir une arme, ni de consommer ou d'avoir en sa possession de l'alcool ou des drogues ; il devra se présenter aux policiers toutes les semaines et il lui est de plus, interdit d'entrer en contact avec des personnes impliquées dans le dossier.
Le 9 décembre 2021, la belle-mère, maintenant âgée de 40 ans, est reconnue par un jury coupable de la séquestration et du meurtre non prémédité (second degré) de la petite Alicia.
La belle-mère est condamnée à la prison à perpétuité ; la Couronne attend la recommandation des jurés pour la période d'admissibilité à une demande de libération conditionnelle pour la lier à la sentence imposée à la belle-mère.
Les procureurs de la belle-mère indiquent leur intention de porter cette peine en appel en invoquant que l'on avait violé son droit à être protégée contre les fouilles et les perquisitions arbitraires.
Au cours des procédures, les procureurs de l'accusée avaient présenté une requête en arrêt des procédures que le juge Louis Dionne avait rejetée sans fournir de motifs, (ce qui sera fait plus tard). Les avocats de l'accusée prétendaient que le juge avait donné des directives erronées au jury avant que celui-ci se retire pour délibérer sur la décision à prendre quant au sort de l'accusée.
En avril 2022, le père d'Alicia n'avait pas réussi à convaincre la Commission des libérations conditionnelles du Canada qu'il avait cheminé suffisamment pour avoir le droit d'être libéré près de deux ans après son incarcération.
En août 2024,
Deux ans et demi après sa condamnation pour le meurtre de sa belle-fille, la belle-mère de la fillette de Granby n'a pas dit son dernier mot. Dans l'espoir d'obtenir un nouveau procès,dans son mémoire d'appel, l'accusée de meurtre déplore plusieurs erreurs commises, selon elle, par les juges, de la fouille abusive de son téléphone à des textos « incendiaires » déposés en preuve.

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