Benjamin (Marie-Michele)
Un article de la La Mémoire du Québec (2022).
- Le 12 mars 2017, entre 6 h.10 et 6 h. 20 a.m., Robert Albert, 60 ans, décède lorsque l'automobile conduite par Marie-Michèle Benjamin, 25 ans, sur le boulevard Jacques-Bizard sur l'île-Bizard à une vitesse excédant le double de la limite de 50 km/h permise (il est plus tard révélé qu'elle roulait alors à 107 km/h dans une zone de 50 km/h) ne s'arrête pas à deux feux rouges, s'engage dans le mauvais sens dans la voie d'accès au pont de l'île Bizard et entre en collision frontale avec l'automobile de Monsieur Robert Albert, à peu de distance du pont de l'île Bizard que monsieur Albert venait de traverser). Madame Benjamin est hospitalisée pendant un mois à la suite de l'accident (elle n'avait pas attaché sa ceinture de sécurité).
Le 29 novembre 2017, Madame Benjamin est accusée de conduite dangereuse ayant causé la mort et de conduite avec les facultés affaiblies par l'alcool ayant causé la mort ; son taux d'alcoolémie était à 0.172, plus de deux fois la limite légale de .08.
En juin 2018, Marie-Michèle Benjamin reconnaît sa culpabilité aux accusations de conduite dangereuse ayant causé la mort et de conduite en état d'ébriété ayant causé la mort. En novembre 2018, la juge Karine Giguère condamne Marie-Michèle Benjamin à trois ans de prison et lui interdit de conduire un véhicule pendant six ans après sa sortie de prison.
Le 17 mai 2019, devenue éligible à une libération de jour, la Commission des libérations conditionnelles du Canada permet sa mise en liberté de jour.
Madame Benjamin, une résidente de Notre-Dame-de-L'Île-Perrot avait récemment obtenu son baccalauréat de l'École des Hautes études commerciales de Montréal.
Encore soûle à 6h du matin, Marie-Michèle Benjamin roulait deux fois plus vite que la vitesse permise sur le pont de l'île Bizard, à Montréal, lorsqu'elle a fauché la vie de Robert Albert en percutant son véhicule à contresens l'an dernier. La jeune femme de 26 ans a croisé le regard des proches du défunt jeudi. Elle leur demande maintenant pardon pour son geste «impardonnable».
Mis à jour le 16 août 2018
LOUIS-SAMUEL PERRON
LA PRESSE
La résidante de Notre-Dame-de-l'île-Perrot a plaidé coupable il y a deux mois à deux chefs d'accusation de conduite dangereuse ayant causé la mort et de conduite avec les facultés affaiblies ayant causé la mort. La juge Karine Giguère a levé jeudi matin l'ordonnance de non-publication qu'elle avait imposée en juin, sans même que l'avocat de la défense n'ait besoin de lui justifier sa demande. Il est exceptionnel qu'une ordonnance aussi large soit prononcée à cette étape.
Marie-Michèle Benjamin circule à haute vitesse sur le boulevard Jacques-Bizard, le 12 mars 2017. Il est 6h10. Son taux d'alcoolémie est de «0.172», soit deux fois plus élevé que la limite permise. Une amie est dans le siège passager. La jeune femme roule en sens contraire sur le boulevard et ne fait aucun arrêt obligatoire, selon un témoin.
Arrivée sur le pont qui permet d'accéder à l'île de Montréal, Marie-Michèle Benjamin percute le véhicule de Robert Albert. Le décès de Robert Albert est rapidement constaté. Ni la victime ni l'accusée n'étaient attachées. La chauffarde a été hospitalisée pendant un mois et garde des séquelles physiques de la collision.
«C'est une jeune fille qui vient tout juste de finir son BAC aux HEC. [...] Elle est suivie par un psychologue. C'est malheureusement un drame humain et la vie de Madame est hypothéquée», a fait valoir en juin son avocat Me Pierre Joyal.
Jeudi matin, la jeune femme était entourée de plusieurs membres de sa famille pour une brève audience en vue des observations sur la peine à imposer. La défense a toutefois déposé une lettre qui sera lue par Marie-Michèle Benjamin, le 3 octobre prochain. Dans cette lettre, l'accusée souligne son «manque de jugement, purement égoïste» qui a coûté la vie à Robert Albert.
Elle ajoute vouloir sensibiliser le public au danger de l'alcool au volant. «J'aimerais que les gens comprennent mieux l'ampleur que peut prendre une seule décision irréfléchie. Je souhaite que sa mort puisse en sauver d'autres», écrit-elle dans sa lettre. Elle conclut en demandant aux proches de la victime de lui pardonner.
