Bourassa (Joseph-Napoléon-Henri dit Henri)
Un article de la La Mémoire du Québec (2022).
- Homme de lettres (journaliste) né en 1868 (1er septembre 1868 à Montréal où on lui donne le nom «Joseph Henry Napoléon Bourassa).
Études à l'École Archambault (aujourd'hui École du Plateau), auprès de Frédéric André, un précepteur français, à l'École polytechnique de Montréal, puis au Holy Cross College de Worcester Massachusetts, États-Unis.
Maire de Montebello à 22 ans (1889-1894).
Journaliste au journal L'Interprète (1892-1895), puis au journal Ralliement (1895-1897)
Premier maire de Papineauville (1897).
Député du Parti libéral du Canada-PLC de Labelle à la Chambre des communesdu Canada-Cdescommunes du Canada (1896-1899)
En 1899, il s'oppose à la participation du Canada à la Guerre des Boers.
Député du Parti libéral du Canada-PLC de Labelle à la Chambre des communes-Cdesc (1900-1907)
Participe à la fondation de la Ligue nationaliste avec Olivar Asselin(1903) et écrit comme journaliste dans Le Nationaliste, le journal de la Ligue, (1904-1910).
Député du Parti libéral du Canada-PLC de Labelle à la Chambre des communes-Cdesc (1896-1899 et 1900-1907) ; démissionne comme député en 1899 pour protester contre l'attitude de Wilfrid Laurier qui envoie un contingent militaire canadien participer à la Guerre des Boers (1899-1902), en Afrique du Sud, sans consultation préalable de la Chambre des communes ; réélu en 1903.
Candidat indépendant de Bellechasse à l'Assemblée législative du Québec-ALQ défait en 1907.
Candidat indépendant de Labelle à la Chambre des communes-Cdesc défait en 1907.
Député de la Ligue nationaliste de Montréal numéro 2 (Saint-Jacques) à l'Assemblée législative du Québec-ALQ (1908-1909) ; démissionne en 1909.
En 1910, il s'oppose à la création d'une marine de guerre canadienne.
En 1910, il fonde Le Devoir qu'il dirigera jusqu'en 1932.
Député de la Ligue nationaliste de Saint-Hyacinthe à l'Assemblée législative du Québec-ALQ (1908-1912).
Ne présente pas sa candidature aux élections de 1912.
Dans un discours prononcé dans l'église Notre-Dame de Montréal, il affirme «Que l'on se garde, oui, que l'on se garde avec soin d'éteindre ce foyer intense de lumière, qui éclaire tout un continent depuis trois siècles... mais, dira-t-on, vous n'êtes qu'une poignée, vous êtes fatalement destinés à disparaître ; pourquoi vous obstiner dans la lutte ? (...). Nous ne sommes qu'une poignée ; mais nous comptons pour ce que nous sommes, et nous avons le droit de vivre...» (Citation dans Le Devoir du 19 novembre 2018 par Céline Philippe, doctorante en études littéraires, Université du Québec à Montréal-UQÀM, originaire de Vanier en Ontario).
En 1912, le Gouvernement de l'Ontario adopte le règlement 17 qui limite considérablement l'enseignement en français dans les écoles de cette province.
En 1912, il s'oppose à la construction de bateaux de guerre.
Dans Le Devoir, il se fait le promoteur de la notion que le Canada est le résultat du partenariat de deux nations : la française et l'anglaise.
La crise de la conscription en 1917 lui fit comprendre que sa conception du Canada était anéantie.
Député indépendant de Labelle à la Chambre des communes-Cdesc (1925-1935).
Fils du peintre et architecte Napoléon Bourassa et d'Azélie Papineau. Petit-fils de Louis-Joseph Papineau. Arrière-petit-fils de Joseph Papineau. Arrière-arrière-petit-fils de François-Pierre Cherrier. Après la mort de sa mère alors qu'il est très jeune, il est élevé par sa tante Ézilda Papineau ; il habite à Montréal pendant l'année scolaire puis à Montebello pendant les vacances.
Décès en 1952 (31 août 1952) à Montréal - Outremont.
- Publications - Liste partielle :
Contre la guerre des Boers (entreKabbouchi
Grande-Bretagne et Canada, questions actuelles (conférence, Imprimerie du Pionnier, 1902)
Le patriotisme canadien-français (1902)
Les canadiens-français et l'Empire britannique (1903)
Problème des races au Canada (1910)
Religion, langue, nationalité. Discours prononcé à la séance de clôture du XXIe Congrès eucharistique à Montréal le 10 septembre 1910 suivi du discours prononcé par Mgr Bourne, évêque de Westminster à Montréal (imprimerie Le Devoir, 1910)
Contre le projet de loi navale (1910)
Les écoles du Nord-Ouest pour la justice (1912)
La langue française et l'avenir de notre race (1913)
La langue française au Canada (1915)
Que devons-nous à l'Angleterre? (essai, Le Devoir, 1915)
Hier, aujourd'hui et demain. Problèmes nationaux (essai, Le Devoir, 1916)
La conscription, 1917
Le pape arbitre de la paix (1918)
Le Canada apostolique. Revue des oeuvres de missions et des communautés franco-canadiennes (essai, bibliothèque de L'Action française, 1919)
Syndicats nationaux ou internationaux (essai, Le Devoir, 1919)
La Prochaine guerre impérialiste. En serons-nous ? (essai, Le Devoir, 1921)
Une mauvaise loi. L'Assistance publique (essai, Le Devoir, 1921)
- Distinctions :
Le nom du boulevard Henri-Bourassa de Montréal, celui de la place Henri-Bourassa de Montréal, celui de la circonscription électorale de Bourassa sur l'île de Montréal et celui du canton Bourassa proclamé en 1965 et situé au sud-est du réservoir Gouin dans la région de la Mauricie honorent sa mémoire
Biblographie :
Pourquoi j'ai fondé Le Devoir - Henri Bourassa et son temps (Mario Cardinal, Libre Expression, 2010)
Henri Bourassa, l'homme, le journaliste et le politicien (Réal Bélanger, Presses de l'Université Laval, 2013)
La Saga des Papineau (Micheline Lachance)
Le fascinant destin d'un homme libre (1868-1914) (biographie, Réal Bélanger, Presses de l'Université Laval, 2013)
Sources :
Dictionnaire des auteurs de langue française en Amérique du Nord (Réginald Hamel, John Hare et Paul Wyczynski, Fides, 1989)
Dictionnaire des parlementaires du Québec, 1792-1992 (Les Presses de l'Université Laval à Québec, 1993)
L'échec du Canada d'Henri Bourassa (Christian Rioux, Le Devoir du 5 août 2014).
Dictionnaire des intellectuels.les au Québec (Yvan Lamonde, Marie-Andrée Bergeron, Michel Lacroix et Jonathan Livernois, 2017)
