Comeau (Robert)

Un article de la La Mémoire du Québec (2022).

  • Diplômé en histoire né en 1945 à Montréal.

Études au Collège Sainte-Marie (baccalauréat ès arts, 1964) ; licence en histoire de l'Université de Montréal (1967) ; maîtrise en histoire sous la direction de Maurice Séguin et scolarité de doctorat à l'Unversité Laval à Québec-ULQ;
docteur en histoire de l'Institut d'Études politiques de Paris (2007) et de l'Université du Québec à Montréal (2008)
Professeur d'histoire à l'Université du Québec à Montréal-UQÀM (1969-2006). Il est le principal auteur du Manifeste du FLQ publié par Québec Presse ; le manifeste souligne que le FLQ « lutte pour un Québec indépendant et socialiste et qu'il ne fait que répondre à la violence du système par une contre-violence». (il faut être illuminé et nanti d'une force réelle pour croire qu'un groupuscule d'une centaine de jeunes sans entraînement ni discipline militaire va pouvoir combattre avec succès les forces policières du Québec et ...peut-être l'armée canadienne). Leur mouvement s'est forvoyé définitivement lorsque certains de leurs illuminés ont enlevé le Commissaire britannique à Montréal, puis Pierre Laporte, le ministre du Travail du Québec de l'époque ; le désastre s'est réalisé lorsque Pierre Laporte est décédé alors qu'il était entre les mains de l'une de leurs cellules révolutionnaires. Le peuple québécois n'était pas et ne manifestait pas l'intention de les suivre dans leurs actions révolutionnaires.... et il ne les ont pas suivis.
Fondateur et premier titulaire de la Chaire Hector-Fabre en histoire politique à l'UQÀM.
Militant du Rassemblement pour l'indépendance nationale-RIN connu pour des idées de gauche.
En 1970, Carole De Vault, une membre de la cellule Viger du Front de libération du Québec-FLQ demande à Robert Comeau, 25 ans, qui est également membre de la Cellule Viger de perpétrer un vol à main armée au profit du Front de libération du Québec-FLQ.
Comeau aurait répondu «Cela ne fait pas partie de mes compétences ; il ne se doutait probablement pas que c'était en fait un piège tendu par un détective du Service de police de Montréal-SPVM qui utilisait madame De Vault comme appât.
Plus tard il avait dit et écrit : «La seule morale qui tienne se fonde dans la réalité de la lutte révolutionnaire : est moral ce qui contribue à notre libération ; cela justifiait pour lui l'action du FLQ (groupe clandestin informel) auquel il a adhéré en 1970.
En 2020, dans une autobiographie qu'il publie, Comeau condamne le terrorisme : il affirme : «Je me suis laissé séduire, en mai 1970, par le romantisme révolutionnaire de l'aventure felquiste, expression locale d'un mouvement qui se déployait à travers le monde, Je voulais, comme mes camarades, répondre à la violence du système 'par une contre-violence».
Dans son livre intitulé Fabrications (essai sur la fiction et l'histoire : souvenirs de l'époque du FLQ. (essai ; Boréal, compact, 2020), Louis Hamelin qualifie Robert Comeau de «prétendu historien.»
La commission Keable sur les opérations policières avait révélé à Comeau en 1979 que François Séguin, son compagnon de combat au FLQ et, par la suite, dans le groupe maoiste «En lutte !» était un indicateur de police ; «Ce fut le pire choc de ma vie», écrit-il dans son autobiographie.
Pour lui, «La crise reste un drame intérieur où l'indépendance du Québec devient le seul avenir» (Le Devoir, 21 et 22 mars 2020, page 28).

  • Publications :


Mon Octobre 1970 : la crise et ses suites (Essai sur la fiction et l'histoire ; avec Louis Gill ; VLB éditeurs, 2020).
Histoire intellectuelle dr l'Indépentisme québécois Tôme 2 : 1968-2012 (avec Charles-Philippe Courtois et Denis Monière (2010)

Outils personels
Outils Locaux

Publicité

(Annonces   .)