Forillon (parc national)
Un article de la La Mémoire du Québec (2022).
- Superficie - 244,8 km2.
Longueur du littoral - 4,4 km.
- Éphémérides :
1968 (26 mai 1968) Le Gouvernement fédéral et celui du Québec signent un accord en vertu duquel le Plan de développement du Bas-Saint-Laurent , de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine sera mis en vigueur ; il prévoit, entre autres, la création d'un parc national sur la péninsule de Forillon.
1970 (11 février 1970) Par arrêté en conseil du Gouvernement fédéral, le parc est constitué de territoires expropriés à compter de 1971 et comprend les anciennes municipalités de Rivière-au-Renard, L'Anse-au-Griffon, Cap-des-Rosiers et Cap-aux-Os ; l'expropriation de 350 propriétés avec constructions, de 1 690 propriétés boisées et de 2 500 parcelles de lots provoquent l'expulsion (déplacement) de 205 familles qui y étaient établies depuis longtemps.
2023 (Septembre 2023) Le Devoir rapporte que des éléments importants du patrimoine culturel de ce territoire sont menacés. Une analyse des risques auxquels, (par exemple, «l'amphithéâtre de Québec sont exposés, » des bâtiments historiques situés dans le secteur Grande Grave de ce parc.
Parc Canada considère comme extrême le risque que représentent les effets de la crise climatique pour le secteur Grande Grave, où se trouvent plusieurs bâtiments historiques situés très près de la côte et dont certains datent du XIXe siècle. À ce titre, l'entrepôt Hyman et le hangar de l'Anse Blanchette sont à risque en raison de la proximité avec la falaise qui forme la rive située dans la baie de Gaspé ; ces deux bâtiments sont situés sur des sites historiques importants et très fréquentés du Parc National. Le Magasin Hyman a été construit en 1865 et la Maison Blanchette construite en 1888, est le véritable emblème de Forillon et témoigne du mode de vie traditionnel des pêcheurs-cultivateurs au tournant du XXe siècle. En 2023, le recul du trait de côte avoisine en moyenne 20 cm par année alors qu'il était à 2 cm par année avant les année 1990.
2025
(23 août 2025).The Gazette, page A15, rapporte que les visiteurs du parc peuvent désormais vivre dans des wigwams sur le Mi'gmac.
NOTA : Le wigwam est une habitation en forme de dôme ou de cône, utilisée historiquement (i.e. avant l'ère de la colonisation) par les Autochtones, surtout dans la moitié Est de l'Amérique du Nord. Aujourd'hui, les wigwams sont utilisés à des fins culturelles et cérémonielles.
Le wigwam était un type d'habitation principalement utilisé par les peuples algonquiens, mais aussi par les Autochtones dans la moitié est de l'Amérique du Nord durant l'ère précoloniale. À cette époque, chez certains peuples autochtones subarctiques, les wigwams avaient la forme d'un cône (ou d'un dôme et étaient généralement faits de bois. Des peaux d'animaux étaient quelques fois utilisées pour couvrir les parois de la structure. Les wigwams étaient conçus pour être facilement assemblés et démontés. Au cours de leurs déplacements les groupes de chasseurs et leurs familles autochtones en voyages pouvaient ainsi avoir un abri là où ils s'arrêtaient pour dormir
Un wigwam, ou wickiup, est une habitation indigène traditionnellement construite par les peuples algonquiens d'Amérique du Nord.
Le terme 'wickiup' est parfois préféré aujourd'hui en raison des stéréotypes associés au terme ' wigwam '.
Les wikiups servent d'habitations familiales et d'espaces communautaires.
Ils jouent aussi un rôle important dans la religion et les cérémonies.
Si les wigwams ne sont plus utilisés comme habitations, ils sont encore construits aujourd'hui à des fins cérémonielles et religieuses.
Les Wigwams ou wickiups ont une structure conique ou en dôme et sont généralement recouverts de peaux d'animaux ou de matériaux organiques pour les isoler.
À voir :
Anse-Blanchette ; Grange en bois, type avec échaffaud et autres bâtiments historiques.
(Bécosses qui vient de back house), Cimependances : maison familiale, grange-étable, hangar à poisson.
Croisières à partir de Cap-des-Rosiers et de Grande-Grave.
Lieu historique de Grande-Grave ; le magasin et l'entrepôt (1864) Hyman and Sons témoignent de l'industrie de la pêche de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle.
Église protestante de Petit-Gaspé.
Terrains de camping.
Sentiers de randonnées et de ski de fonds ; 70 km.
Phare du Cap Gaspé (1950)
- Faune : 250 espèces d'oiseaux dont le petit pingouin, le cormoran à aigrette, l'eider à duvet, 12 000 couples nicheurs de mouettes tridactyles.
- Flore : Conifères (les thuyas), feuillus (les érables).
- Toponymie :
Forillon serait un mot d'origine portugaise, farilhaom, lui-même emprunté à l'italien méridional, faraglioni, signifiant «rocher» ou «écueil dans la mer».
- Repères géographiques :
Sur la pointe de la péninsule gaspésienne ; borné au nord-est par le golfe du Saint-Laurent, et au sud-est par la baie de Gaspé ; s'étend de la rivière au Renard à l'extrémité est de la presqu'île de Forillon.
Région touristique de la Gaspésie.
Accueil par Rivière-au-Renard et Penouille.
Penouille : p .nuj nom féminin
| 1 | «En Franche-Comté c'est un épi de maïs. | |
| 'Dans le Jura, c'était plutôt le maïs, dont on dépouillait les penouilles, c'est-à-dire qu'on otait les feuilles des épis, pour faire des gaudes, galettes de maïs grillé.' Ñ (Lionel Labosse, M&mnoux, Publibook, 2018, p. 189) | ||
| 'On laissait deux feuilles à chaque penouille pour les nouer ensemble par douze et former ainsi des « bouillots » ou des glanes, à suspendre sous l'avant-toit « sombadjon ou sombardon », à cheval sur des perches.' Ñ (www.alwati.com) | ||
| 'Dans les secteurs où l'on cultivait le maïs, c'est-à-dire pas plus haut que pour la vigne, le premier travail après la récolte en octobre, consistait à défeuiller (ou dépouiller, ou défouiller) les épis ou penouilles pour les empêcher de moisir (ne pas dire grappe, le maïs étant une céréale).' Ñ (site www.cancoillotte.net, 5 août 2009) |
