Lemieux (Robert Félix)
Un article de la La Mémoire du Québec (2022).
- Homme de loi (avocat) né en 1941 (9 octobre 1941) à Montréal.
Sa mère était irlandaise
Avocat actif dans la défense des libertés civiles.
Études au Collège Mont-Saint-Louis de Montréal et à la McGill University (droit).
Engagé par l'Étude O'Brien, Haume, Hall, Nolan, Saunders & Smythe, puis par le Bureau d'assistance judiciaire du Barreau de Montréal.
Voir Québec (province). Crises. Crise d'octobre 1970.
Défenseurs d'une trentaine de membres du Front de libération du Québec-FLQ dont Charles Gagnon, Robert Lévesque, Bernard Lortie, Jacques Rose, Paul Rose, Francis Simard et Pierre Vallières ; probablement lorsque sa participation au FLQ a été révélée au Québec, les patrons de la firme O'Brien, Haume, Hall, Nolan, Saunders et Smythe l'excluent de leur firme et il se joint alors au Bureau d'assistance judiciaire.
Avocat de Michel Chartrand qu'il réussit à faire libérer de l'accusation de propos séditieux en 1969.
Me Lemieux négocie l'exil à Cuba de ceux qui avaient kidnappé James Richard Cross.
Me Lemieux est l'une des 36 personnes appréhendées le 16 octobre 1970 au moment de la mise en vigueur de la Loi des Mesures de Guerre imposée par le Gouvernement du Canada dirigé par Pierre Elliott Trudeau.
Le 5 novembre 1970, Jérôme Choquette, le ministre de la Justice du Québec dépose contre 5 personnes dont Me Lemieux, des accusations d'avoir fait partie d'une conspiration séditieuse.
En 1974, alors qu'il a des ennuis avec le Barreau, il s'installe à Sept-Îles où il exerce le métier de pompiste.
Décès en janvier 2008 (20 ou 21 janvier 2008) pendant son sommeil à son domicile de Sept-Îles, à l'âge de 67 ans.
Loi des mesures de guerre :
La Loi sur les mesures de guerre est une loi fédérale adoptée par le Parlement le 22 août 1914, après le début de la Première Guerre mondiale.
Elle confère au gouvernement canadien des compétences étendues pour le maintien de la sécurité et de l'ordre en temps de guerre, d'invasion ou d'insurrection. Pendant les deux guerres mondiales, la Loi suscite la controverse lorsqu'elle est utilisée pour suspendre les libertés civiles des personnes au Canada considérées comme « sujets d'un pays ennemi », ce qui mène à une arrestation de masse et à des incarcérations sans accusations ni procès. La Loi sur les Mesures de Guerre est également mise en application au Québec, lors de la Crise d'octobre de 1970.
NOTA : Cette loi a été abrogée et remplacée en 1988 par la Loi sur les mesures d'urgence, dont les pouvoirs qu'elle donne au Gouvernement fédéral sont plus limités que ceux prévus à la Loi des mesures de guerre.
Émeutes de 1918 contre la conscription
À la fin de la Première Guerre mondiale, le débat entourant la conscription (service militaire obligatoire) divise le pays. (Voir Loi du Service Militaire.) Avec le temps, des émeutes liées au conflit éclatent au Québec, où peu de personnes se positionnent en faveur de la guerre. Le gouvernement se sert de la Loi sur les mesures de guerre pour réprimer les émeutes de Pâques contre la conscription qui éclatent à Québec entre le 28 mars et le 1er avril 1918. Il décrète la loi martiale et fait déployer plus de 6 000 soldats. Les émeutiers attaquent alors les troupes avec des armes à feu, de la glace et des briques. Les émeutes de Pâques redoublent de violence et causent la mort de 150 personnes. Quatre civils sont tués lorsque les soldats répliquent en faisant feu.
Loi des mesures d'urgence :
Cette loi, n'a pas pour effet d'habiliter le Gouverneur en conseil (le Gouvernement du Canada) à adopter des décrets ou règlements
a) modifiant ses dispositions ;
b) prévoyant, dans le cas d'un citoyen canadien ou d'un résident permanent au sens du paragraphe 2(1) de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés, toute détention ou tout emprisonnement ou internement qui seraient fondés sur la race, l'origine nationale ou ethnique, la couleur, la religion, le sexe, l'âge ou les déficiences mentales ou physiques.
