Potvin (Vital Émard dit)

Un article de la La Mémoire du Québec (2022).

  • Citoyen de Maniwaki né à Saint-Constant (PQ) en 1813 (3 février 1813) ; il mesurait 1,82 mètre (6 pieds) et il était renommé pour sa force herculéenne .

Un jour d'hiver, alors qu'il descendait vers Ottawa avec un enfant d'un douzaine d'années, son cheval maigre tirant sa traîne à bâton. Vital était pauvre et ne portait sur son dos qu'une couverture de laine. Sur la route, à Kazabazua, il rencontre une file de voitures chargées de foin, montant vers les chantiers, et conduites par des charrtiers orangistes. Reconnaissant un Canadien-français catholique, deux-ci l'injurient et le somment de livrer passage. Potvin s'irrite et décide de ne pas broncher. Quand les chevaux furent nez-à-nez, ça devint un pluie de menaces, d'insultes et de blasphèmes. Potvin passe les guides à l'adolescent, descend de la traîne et se met à culbuter hors du chemin chevaux, traîneaux et charretiers. Pris de peur, les orangistes changent de langage : «Attendez, attendez monsieur nous allons vous céder le chemin». et, de leurs bottes, ils commencent à se fouler un chemin dans la neige épaisse qui bordait la route. Vital ne frappait jamais du poing, mais du côté de la main ; cela suffisait pour casser des os ou assommer.
De 1830 à 1850, Potvin fut, avec son ami Jos Montferrant, la terreur des «Shiners» sur le pont des Chaudières à Bytown (Ottawa).
Inhumé au cimetière de Saint-Cajetan, près d'Aumond
Source :
Les noms indiens de mon pays (par le père Joseph-Étienne Guinard, Oblat de Marie-Immaculée-OMI).
L'Info de la Vallée ; Chronique historique

Traduit de l'anglais :

Le terme « Shiners » vient peut-être du mot français « chêneur », des chapeaux lustrés que portaient les nouveaux venus ou encore des pièces de monnaie avec lesquelles les bûcherons étaient payés.

Les «Shiners» étaient des gangs d'immigrants irlandais qui se sont formés au début de Bytown, plus tard Ottawa, principalement actifs dans les années 1830. Après l'achèvement du canal Rideau en 1832, de nombreux travailleurs irlandais se sont retrouvés sans emploi. Wikipédia (anglais)

 




Guerre des Shiners



Les guerres des « Shiners »
Ces guerres ,qui ont eu lieu de 1835 à 1845 .ont été de violents affrontements lorsque les bûcherons irlandais protestants de Peter Aylen ont tenté de gagner le contrôle de l'industrie de bois dans la vallée de la rivière Gatineau.
Ces guerres sont l'une des confrontations à caractère économique qui ont fait couler le plus d'encre à l'époque. Wikipédia

L'Outaouais avant les guerres des « Shiners »[modifier | modifier le code]
En 1837, la vallée de la rivière des Outaouais apparaît comme une terre de passage entre la vallée du Saint-Laurent et l'ouest sauvage. L'Outaouais qui était auparavant une route de la traite des fourrures, est maintenant exploité pour ces majestueuses forêts de pins blancs. Le territoire demeure toutefois la chasse gardée entre les entrepreneurs américains et britanniques qui emploient une main-d'oeuvre nombreuse, mais saisonnière, qui est composée principalement d'ex-patriotes américains, écossais et irlandais.2 ainsi que des canadiens-français.
Le terme « Shiners » [modifier | modifier le code]
Le terme « Shiners » vient du fait que les Irlandais coupent surtout du chêne et sont donc appelés « chêneurs » par les Canadiens. De là le surnom de « Shiners » qu'ils adoptent3. Le terme « Shiners » vient aussi peut-être du mot français « chêneur », des chapeaux lustrés que portaient les nouveaux venus ou encore des pièces de monnaie avec lesquelles les bûcherons étaient payés4.
Événements autour des guerres des « Shiners »[modifier | modifier le code]
Le Canal Rideau
Les Irlandais, arrivés dans l'Outaouais à l'époque de la construction des canaux militaires, comme le canal Rideau, se retrouvent au chômage à la fin des travaux en 18321. Ils s'installent alors dans la région de Bytown à Ottawa et commencent à prendre la place des francophones dans le commerce du bois d'oeuvre. Le mécontentement des francophones fait monter les tensions et la violence, qui prend surtout la forme de bagarres. Le Dr. Michael S. Cross, historien, nous avertit, par contre, que les nombreux conflits religieux survenus pendant la guerre des Shiners n'avaient pas grand-chose à voir avec l'exploitation forestière et n'avaient peut-être rien à voir avec les Shiners5. Mais toute la violence culmine en 1840, au moment où l'immigration irlandaise atteint des sommets et à une époque de crise financière. Les citoyens outrés de Bytown forment alors l'Association pour la préservation de la paix publique à Bytown, mais sans succès. En effet, la violence se poursuit jusque tard dans les années 1840.

Les guerres des « Shiners »[modifier | modifier le code]
Les irlandais Protestants dirigés par Peter Aylen6, un Irlandais Protestant, le « King of the Shiners », livrent aux citoyens de Bytown une guerre sans merci. - le tout pour gagner le contrôle de l'industrie du bois sur la rivière Gatineau5. Peter Aylen, un ancien marin qui a fait fortune dans le commerce du bois n'engage que des irlandais protestants et décide de prendre les grands moyens pour prendre le contrôle des radeaux de bois de la rivière Gatineau en garantissant à ses travailleurs Irlandais des emplois et de meilleurs salaires dans les chantiers et sur les radeaux. En 1835, les « Shiners » se déchaînent, ils font régner la terreur sur les radeaux et dans les chantiers de la rivière Gatineau et à Bytown en incendiant les commerces et les maisons de ceux qui leur résistent. De plus, ils iront aussi loin que de brutaliser, humilier et tuer tous ceux qui s'opposent à eux1. Plusieurs affrontent Peter Aylen et ses Shiners3. La contre-offensive s'organise par les classes plus conservatrices de Bytown qui veulent rétablir l'ordre. Peter Aylen sent la pression et quitte alors Bytown pour s'installer à Aylmer. La paix revient peu à peu, grâce à la prospérité économique du début des années 18401.

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